jeudi 19 juillet 2007

Victime de la mode ou laissé pour compte?

C'est quand même curieux.

J'ai publié sur ce blog pour la première fois hier et déjà, je lis des commentaires, des réactions sur le sujet abordé. Je suis indécis quant à la réaction que je devrais avoir. Dois-je me sentir fier d'avoir soulevé un questionnement et provoqué des réactions? Dois-je dorénavant m'assurer d'avoir quelque chose à dire pour ne pas que les quelques bonnes gens qui m'ont lu soient déçus de ne rien trouver à lire lorsqu'ils visitent mon blogue? Dois-je me sentir libéré d'avoir exprimé quelque chose en "public"? Les opinions reçues sont nombreuses, (j'ai questionné des amis au sujet du besoin des gens de s'exprimer "at large") et malgré ça, j'suis pas encore certain d'avoir bien compris. Au fond, est-ce que j'ai besoin de comprendre?

Quelqu'un me disait: -Le problème c'est que maintenant quand on a quelque chose à dire, ya plus personne pour écouter. Ça va pas ben! Si je suis ce raisonnement, ça me mène à d'autres questionnements! (cliss j'vais finir par passer ma vie à poser des questions pis en plus, elles resteront sans réponses satisfaisantes!) Est-ce que ça veut dire qu'on est tous trop occupés pour écouter les gens qui nous entourent??? Ou est-ce que les gens n'écoutent plus parce qu'ils préfèrent maintenant lire? (J'ouvre une parenthèse ici parce que cette affirmation me rappelle que j'suis rendu tellement addict du web que je suis maintenant convaincu que c'est le moyen le plus rapide d'obtenir de l'information. J'suis tombé sur le cul récemment quand j'ai voulu trouver le numéro de téléphone de la pizzeria locale sur le net pis que la pizz est arrivée avant que je ne trouve... Mon chum avait utilisé l'annuaire papier... Pis je l'avais traité de dinosaure)

Ça va chrissement mal! On me parlait également du besoin de chacun d'être reconnu pour ce qu'il fait. Ouin... À quel point est-ce gratifiant de recevoir la reconnaissance d'un paquet d'inconnus? Ne serait-ce pas plus doux et réconfortant de savoir qu'on est reconnus par les gens qui font partie de notre quotidien? Ou alors est-ce qu'il y a tant de gens qui n'ont personne à qui se confier, face à face? Ah! Peut-être est-ce que parce que les gens ont peur de la réaction de leur entourage face à ce qu'ils ont à raconter? Parce qu'au fond, on reçoit du feedback de ce que l'on publie dans l'blogue, mais à quel point ça compte, si on connaît pas les gens qui nous le donnent?

Moi je regarde ça pis je me demande, combien sont-ils à s'isoler, par choix ou par dépit et à être plus engagés dans leur "vie virtuelle" que dans leur vie physique? Combien sont-ils à perdre lentement le goût du contact humain, de la communication et de l'écoute? Ya un paquet de psys qui vont devoir ranger leur divan. Ou ya un paquet d'internautes qui vont devenir psys.

Troublant

2 commentaires:

Godiva a dit…

Oui c'est troublant, mais d'un sens, ca n'a pas énormément changé depuis 1993... Simplement que maintenant, quand on écrit quelque chose sur le web, c'est ANCRÉ. Mais moi quand j'écris dansmon blogue, je me sans comme Christan Slater dans "Pump up the Volume"! Comme si le micro était à moi, que j'étais sur des ondes fréquentées pas des gens mais pas la terre entière. Puis les commentaires sont la tribune libre quand les gens appellent pour donner leur opinion. C'est juste qu'aujourd'hui, pas besoin d'un émetteur à ondes courtes, c'est à la portée de tous. D'un sens, on a un paquet de reclus de la société qui deviennent connus grâce au web. C'est bon dans certains cas et mauvais dans d'autres selon moi.

Quand on s'ouvre un blogue, la première fois qu'on a le syndrôme de la page blanche, on a un brin de panique. On a peur que ceux qui lisent notre blogue ne reveinnent plus. Mais avec le temps, on s'en fout! On écrit pour qui? Pour soi!

J'ai toujours eu un caractère bouillant... J'ai découvers que je plancher mes états d'âmes ne me guérissaient peut-être pas, mais que ca m,aidais aussi à mettre mon monde au courant de mes tribulations sans avoir à toujours répéter la même histoire à tout le monde, mais aussi pour avoir l'avis des autres sur plusieurs points s'ils veulent me la donner.

Sauf que.... Ca va plus loin que ca... J'suis à la veille de me pondr eun blogue anonyme pour mon darkside! haha Je serais libre de dire ce que je veux, quand je veux et de la FACON que je veux.... ;-)

Christine Morency a dit…

Salut Plr :)

Suite à la lecture de ton message ou plutôt de ton '' auto thérapie virtuelle '' je me sentais dans l'obligation d'émettre un ou deux commentaires. D'abord, tu demandes si la vie consiste en un nombre infini de questionnement qui demeure sans réponse... Mais n'est-ce pas là ce qui nous maintient en vie ? Je veux dire en se questionnant sur le sens de la vie ou sur telle ou telle chose anodine, on découvre, petit a petit qui nous sommes et quels ''valeurs'' nous tiennent a coeur. Par exemple... ça m’étonnerait beaucoup que Paris Hilton se demande fréquemment si les gens qui prônent le virtuel plutôt que le réel passe à coté de quelque chose de primordiale. Elle doit plutôt se demander quelle couleur de rouge à lèvres irait mieux avec sa sacoche et que portera son chiwawa aujourd'hui... Et étonnement, je crois que toutes nos questions ne reste pas sans réponses. Seulement il est plus facile de se souvenir des questions que l'on se pose que des réponses que l'on a trouvé parce que nécessairement la solution n’apporte plus de questionnement. Une fois une question réglée, on passe à une prochaine question sans trop se rendre compte qu'on a trouvé la réponse. Par exemple, cela m'étonnerais beaucoup que tu te souviennes de toutes les questions que tu t'es posé étant plus jeune pourtant tu sais maintenant comment se font les enfants et pourquoi, en cherchant des exemples plutôt anodins, quand tu es excité tu as une érection. Pourtant, tu prends ces informations pour acquises alors que nécessairement un questionnement a précédé... Je crois que les types de questionnement qui nous habites sont une réflexion assez impressionnante de qui nous sommes et d'ou nous sommes rendu dans notre cheminement personnel. Enfin, c'est ce que je crois.

Pour ce qui est du monde virtuel versus le monde réel, je suis convaincue que pour beaucoup de gens il est plus facile d'entrer en contact et de ''créer des liens'' (aussi faux soient-ils...) sur Internet qu'en personne. Facile d'être soit même sans peur d'être jugé. Facile d'aborder toutes sortes de sujet sans crainte de choquer puisque, derrière l'écran, tout est permis. Nous sommes a l'ère de la facilité et de la ‘‘productivité’’. De la rapidité et de l'instantanéité... (ça se dit ? lol ) Enfin, tout ça pour dire qu'on a besoin d'être entendu ou d'entendre rapidement... plus le temps avec la productivité de prendre le temps de développer une amitié ou une relation durable... il faut du changement, de la nouveauté... toujours le dernier modèle quoi! Il est plus facile d'écouter en ligne qu'en personne puisque tu peux te permettre d'être distrait jusqu'au moment ou apparaît les quelques lignes a lire ... Les conseils sont aussi faciles puisque tu te bases sur des ''expériences personnelles'' pour apporter ton aide sans toutefois connaître le passé de l'autre, la réflexion est donc inutile et souvent ''l'aidé'' est laissé à soi-même en fait et n'a qu'a interprété ton ''judicieux conseil vaniteux'' de la façon qui l'arrangera le mieux... Bref, tout n'est que superficiel ! Rien de vraiment valable mais c'est ce que la société réclame non ? On veux du loft story ou du occupation double... on veux connaître tous les petits détails de la vie intime, chialer, commenté, argumenté sur la vie d'autrui sans pour autant en faire partie... sans être impliquer totalement. Et ça, ça semble faire beaucoup de bien au Québécois moyen de se mêler des affaires des autres sans en subir la moindre conséquence... sauf qu’à long terme... rien de solide n'est construit... Comme tout ceux qui achète à crédit... tu paye toute ta vie, un petit montant par mois... mais il n’y aura jamais d'héritage, on ne laisse que des dettes en souvenir... rien de concret, rien qui a vraiment de valeur ''humaine'' ou... Enfin... Je divagues... mais il est tout de même vrai que nous sommes dans une époque ou le contact humain est rendu superficiel parce qu'il demande trop d'efforts, de temps, de passion, d'échange... il est plus facile de répondre en pressant sur ''enter'' qu'en cherchant a conseiller judicieusement yeux dans les yeux !

Mais, finalement, ai-je écris tout ca pour laisser un vague souvenir ? Est-ce que je pense vraiment faire avancer les choses ou j'ai seulement besoin de m'exprimer, sachant que ca ne sera pas vraiment lu avec sérieux ? Est-ce que j'ai besoin de le faire pour moi ou parce que je voudrais vraiment t'aider a comprendre un peu plus ? Est-ce que c'est dans le but d'aider ou de m'aider ? Est-ce égoiste de ma part ? Narcissique ? Je ne sais plus ! Mais je donne certainement l'image d'etre une bonne ''psy du net'' lol... Trop gratifiant ! Merci !